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20 Dec

Automne 2014 : de Rabat à Zagora

Publié par yvesetnickie.over-blog.com  - Catégories :  #Maroc (Automne 2014)

Dimanche 2 novembre :

La journée commence bien tranquillement puisque nous quittons Josiane et Jean-Paul, dont l’accueil à été comme d’habitude parfait, vers 11 heures.

Direction : le Moyen-Atlas. Notre premier arrêt se fait une heure plus tard au bord du lac de Dayat er Roumi où nous prenons un café. Comme il est trop tôt pour déjeuner, nous décidons de pousser jusqu’à Azrou que nous atteignons vers 14 h. Nous y mangeons très convenablement pour moins de sept euros à tous les deux.

L’après-midi elle, sera beaucoup moins réussie : nous avions un très bon souvenir des petites routes et pistes au sud d’Azrou que nous avions parcourues en avril 2011. Cette fois, malgré quelques beaux passages, c’est moins agréable car la nature n’est pas aussi belle qu’au printemps ; de plus le ciel est couvert et il tombe même quelques gouttes. Et c’est à peine si nous apercevons furtivement un singe magot alors qu’ils sont censés être nombreux dans le coin. Il est vrai que, vu le temps, nous ne nous arrêtons guère ce qui fait que, environ 3.000 virages plus loin, nous sommes à Khenifra alors que la nuit s’annonce. Nous décidons néanmoins de pousser jusqu’à El Skiba où nous visons un petit gîte qui semble sympa. Il le sera effectivement mais quelle galère pour l’atteindre !

Et au final nous avons fait dans la journée beaucoup de voiture et notre programme de deux jours. Il va falloir changer de rythme !

Vers Azrou.
Vers Azrou.
Vers Azrou.

Vers Azrou.

L’anecdote du jour : nous avons déjà eu quelques parcours difficiles au Maroc. Celui de ce soir est incontestablement à classer dans le top ten : à la nuit noire et au mauvais temps s’ajoutent de gros dénivelés et des virages permanents, des camions poussifs, quelques conducteurs au comportement incohérent, des ânes, des cyclistes et des piétons non éclairés… Une vraie route « Inch Allah » !

Pour tout arranger, le point GPS du gîte relevé sur internet est faux ! C’est presque un miracle qu’on soit arrivés… 

 

Lundi 3 novembre :

Notre petite étape a finalement été très sympa grâce notamment à la gentillesse de nos hôtes, Saania et Mustafa. Au matin nous avons été réveillés (vers 8h je vous rassure) par des cris, des youyous de femmes et des braiements d’ânes : toute une équipe vient de s’atteler à la récolte des olives à côté du gîte.

La cueillette des olives.
La cueillette des olives.

La cueillette des olives.

Il est presque 10 h quand nous reprenons la petite route goudronnée (du moins le plus souvent !) qui traverse l’Atlas pour finir dans les gorges du Todgha. Les paysages sont magnifiques et sont émaillés de nombreuses scènes champêtres : fellahs sur leurs mules, femmes ramassant du fourrage ou transportant du bois, bergers transhumant avec leurs troupeaux … Nous passons notre journée entre 1.000 et 2.800 mètres, beaucoup de vallées se situant déjà à plus de 2.000.

Nous passons Imilchil puis Agoudal où une petite épicerie nous fournit notre pique-nique du midi : pain, sardine, vache qui rit, quelques biscuits et chacun un « danoune ».

Diaporama !

Petite ballade dans le Moyen Atlas.
Petite ballade dans le Moyen Atlas.
Petite ballade dans le Moyen Atlas.
Petite ballade dans le Moyen Atlas.
Petite ballade dans le Moyen Atlas.
Petite ballade dans le Moyen Atlas.
Petite ballade dans le Moyen Atlas.

Petite ballade dans le Moyen Atlas.

Pour ne pas renouveler l’erreur d’hier, nous nous arrêtons dans le gîte d’Aït Daoud où nous passons une agréable soirée : promenade dans le village, occupations diverses devant le feu de bois (même au Maroc il ne fait pas chaud à 2.100 mètres d’altitude en novembre) et, pour finir, délicieux tagine aux coings.

 

L’anecdote du jour : en photos, quelques lumières étonnantes…

Jeux de lumières sur le Moyen Atlas.
Jeux de lumières sur le Moyen Atlas.
Jeux de lumières sur le Moyen Atlas.
Jeux de lumières sur le Moyen Atlas.

Jeux de lumières sur le Moyen Atlas.

Mardi 4 novembre :

Il fait bien frais ce matin (8° dehors) et nous avons apprécié la couette et la couverture marocaine car il ne fait guère plus dans la chambre. C’est donc avec bonheur que nous retrouvons chaussures, chaussettes  et polaires pour une petite virée en montagne vers les mines de sel situées à une heure de marche du gîte. Elles ne sont pas difficiles à trouver, il suffit de suivre les crottes des mules qui font des aller-retour permanents entre la mine et le village. A l’arrivée nous ne trouvons justement que ces mules qui attendent sagement leur chargement et il nous faut quelques minutes pour découvrir que les mineurs sont au fond de leurs trous, des excavations plus ou moins larges mais souvent bien profondes. A part les lampes torches à piles, leurs outils et conditions de travail n’ont pas changé depuis des siècles et le travail parait bien pénible et dangereux ! Invité à descendre au fond d’un trou, j’avoue m’être dégonflé…

Diaporama !

Les mine de sel d'Aït Daoud.
Les mine de sel d'Aït Daoud.
Les mine de sel d'Aït Daoud.
Les mine de sel d'Aït Daoud.

Les mine de sel d'Aït Daoud.

Au retour, Mohammed, le cuisinier du gîte nous invite à partager son déjeuner, une omelette tomates poivrons et nous nous quittons avec de grandes embrassades.

Il nous reste quelques kms à parcourir avant de plonger dans les Gorges du Todgha, très impressionnantes, pour ressortir dans la palmeraie de Tineghir sur l’autre versant de l’Atlas.

Les gorges du Todgha et la palmeraie de Tineghir.
Les gorges du Todgha et la palmeraie de Tineghir.

Les gorges du Todgha et la palmeraie de Tineghir.

Nous retrouvons les palmiers, les kasbah, les petits bancs de sables et parfois les chameaux qui envahissent le bord des routes et des températures (27°) beaucoup plus clémentes : on peut ôter pulls et chaussettes, nous voilà dans le Sud !

Vers 16 heures nous nous arrêtons à N’kob, sa palmeraie, ses kasbahs … et, après une petite promenade et quelques achats en ville,  profitons de la soirée dans le très beau cadre du Ksar Djenna.

Ksar Djenna.

Ksar Djenna.

L’anecdote du jour : encouragé par les conseils du Routard (« N’hésitez pas à négocier les prix en basse saison ») j’ai obtenu plus de 30% de réductions sur nos demi-pensions hier et aujourd’hui !

 

Mercredi 5 novembre :

Au réveil le vent et les nuages de la veille au soir ont disparu et nous profitons un peu du charme de notre maison d’hôtes.

Hier soir nous avons un peu changé nos plans et au lieu de rejoindre Foum Zguid par la route du nord, nous partons vers Zagora d’où nous prendrons la piste. L’avantage c’est que ça nous permet de revoir notre ami Jean-Claude à la Kasbah Ziwana, nous ne pouvons pas passer si près sans partager un peu de temps avec lui !

Après une bonne portion de goudron nous atteignons le Draa et négligeons la route de la rive droite au profit d’une petite piste sur la rive gauche qui serpente le long de la palmeraie de village en village. 

Diaporama !

La vallée du Draa vers Zagora.
La vallée du Draa vers Zagora.
La vallée du Draa vers Zagora.
La vallée du Draa vers Zagora.
La vallée du Draa vers Zagora.

La vallée du Draa vers Zagora.

Nous arrivons à Zagora en début d’après-midi et après de chaudes embrassades, Jean-Claude nous propose d’aller au moussem de Tamegroute, petit village à une vingtaine de kms de Zagora. Bonne pioche : il y a une foule considérable pour cette espèce de grande foire où affluent toutes les populations de la région notamment les femmes vêtues de tenues noires agrémentées de broderies aux couleurs de leur tribu (pas de photos possibles malheureusement sauf quelques clichés volés ici où là).

Diaporama !

Le moussem de Tamegrout.
Le moussem de Tamegrout.
Le moussem de Tamegrout.
Le moussem de Tamegrout.
Le moussem de Tamegrout.

Le moussem de Tamegrout.

Après avoir bien déambulé parmi les nombreux étalages (des épices au soc de charrue, on trouve de tout), nous avons la chance de tomber sur un groupe de rokba, chants et danses traditionnels de la région de Zagora.

Le rokba au moussem de Tamegrout.
Le rokba au moussem de Tamegrout.
Le rokba au moussem de Tamegrout.

Le rokba au moussem de Tamegrout.

Malheureusement à 18h à cette saison la nuit tombe et nous rentrons donc sur Zagora, ramenant au passage Mina, la jeune cuisinière de Jean-Claude et une de ses amies. Nous dinons tous en ville avant de retrouver la kasbah Ziwana et sa terrasse où, sous la pleine lune, nous refaisons le monde…

La terrasse de la kasbah Ziwana sous le lune.

La terrasse de la kasbah Ziwana sous le lune.

L’anecdote du jour : pendant notre pique-nique du midi au bord de la palmeraie qui enserre le Draa, nous recevons comme c’est souvent le cas, une petite visite. Cette fois c’est un paysan avec sa houe qui vient nous saluer et se plante à quelques mètres de nous.

Une demi-heure plus tard il est toujours là et je lui offre quelques cacahuètes. Il les déguste en silence avant de disparaître … provisoirement !

Il revient avec une brassée de dattes ... remerciements ... il va s’asseoir à quelques mètres. Nous mangeons, il ne bouge pas et quand un peu plus tard je m’installe pour faire mes mots-croisés il vient tout près derrière moi et, pour me montrer sa science prononce de temps en temps quelques syllabes lorsque j’écris un mot !

Je n’ai pas le courage de le chasser, car après tout il est chez lui, et il ne nous quittera que lorsque nous remonterons dans la voiture… Je pense que, comme moi, il a son anecdote du jour à raconter à la famille car il ne doit pas rencontrer des touristes tous les jours !

La journée en images...

Une minute de musique traditionnelle...

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Mireille 17/11/2014 19:14

Bonjour les vendéens.
Quel plaisir de vous lire ! Et voilà vous repartez avec "vos clandestins", merci pour le confort !!!!
Bravo pour les diaporamas et les vidéos. Je vois que vous progressez.
Malheureusement, impossible d'entendre la minute de musique traditionnelle...
Ici, il pleut. L'automne est bien installé.
Au plaisir de vous retrouver dans un prochain article, je vous souhaite un excellent voyage. A bientôt.
Je vous embrasse. Mireille

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