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20 Dec

Automne 2014 : de Zagora à Sidi Ifni

Publié par yvesetnickie.over-blog.com  - Catégories :  #Maroc (Automne 2014)

Jeudi 6 novembre :

Quel bonheur de sortir de la chambre sur la terrasse et de se chauffer aux premiers rayons du soleil !

Le petit déjeuner sur la terrasse s’éternise un peu et c’est en fin de matinée que nous descendons « en ville » déguster, en apéritif, notre jus d’amandes favori. Nous déjeunons au restaurant voisin dont le patron est, comme la moitié des habitants de Zagora, un copain de Jean-Claude. Il nous amène dans sa boutique qui regorge d’antiquités assez intéressantes et … nous finissons par craquer pour un beau tapis ! Les négociations s’éternisent comme il se doit et se concluent avec le grand patron dans le secret de son bureau !!!

Nous partons ensuite grimper sur le djebel Zagora qui offre une très belle vue sur la ville, le Draa et la palmeraie ainsi que les restes d’une vieille forteresse datant des almoravides.

Avec Mina sur le djebel Zagora.
Avec Mina sur le djebel Zagora.

Avec Mina sur le djebel Zagora.

Le soleil descend vite à cette époque de l’année et le temps de quelques courses au grand souk, nous rentrons à la nuit tombante.

Dans le souk de Zagora

Dans le souk de Zagora

A notre demande, Mina nous prépare une bonne platée de spaghetti car nous saturons un peu côté tagine !

Cette bonne soirée s’achève comme il se doit sur la terrasse, en compagnie de la pleine lune et d’un petit Armagnac ramené cet été de Marciac…

L’anecdote du jour : Saïd, le serveur du restaurant ce midi, parle très bien français. En discutant avec lui nous apprenons qu’il est titulaire d’une maîtrise en maths-physique ! Malheureusement pour les jeunes diplômés marocains, ce n’est pas un cas isolé.

Vendredi 7 novembre :

Ce n’est pas tout ça, il faut s’arracher à la douceur de Zagora !

En route pour Foum Zguid, non pas par la piste comme prévu mais par la route goudronnée qui l’a remplacée cet hiver. Du moins sur la plus grande partie, des pluies récentes ayant déjà causé de grands ravages aux passages d’oued…

Nous arrivons pile poil pour déjeuner et accessoirement pour bénéficier du prêche du vendredi à la mosquée, généreusement diffusé dans tout le village par les haut-parleurs de l’imam.

L'entrée à Foum Zguid et le prêche du vendredi à la grande mosquée.

Puis nous reprenons la route vers Tata à travers des paysages souvent désertiques et monotones mais réservant parfois de belles surprises comme ce petit lac formé au fond d’un oued.

Les possibilités d’hébergement étant assez rares à Tata, nous prenons une chambre à l’hôtel des Sables (pas d’Olonne ceux là) plutôt agréable malgré une chambre minuscule. Il y a pas mal d’affluence à la terrasse car c’est vendredi et l’hôtel est le seul établissement de la région qui sert de la bière. On assiste à une sorte de concours à distance entre un groupe de motards polonais et les clients marocains : les bières défilent et s’accumulent sur les tables !

 

L’anecdote du jour : Rachid notre serveur du restaurant de Foum Zguid est fasciné par ma cigarette électronique ("el chicha ilictrounique") et me demande s’il peut l’essayer. Je lui tends et il part carrément avec, faire le malin avec ses copains. Il me la rendra une demi-heure plus tard, réservoir vide et batterie à plat !

Samedi 8 novembre :

Nous poursuivons notre route vers l’ouest mais cette fois avec deux objectifs bien précis. Le premier est de saluer le vieux Brahim dans son « musée » à Akka. Nous le retrouvons toujours gaillard malgré ses 80 ans passés, même s’il entend un peu haut. Il se souvient très bien de notre passage en avril 2011 mais n’a toujours pas l’électricité, ce qui nous rappelle cette soirée passée chez lui éclairés aux lampes à huile !

Après ces retrouvailles très touchantes, nous partons pour notre deuxième objectif : les gravures rupestres dont la région regorge. Grâce au guide Gandini, nous trouvons deux sites et après quelques grimpettes sur les « djebels à gravures » nous sommes récompensés par quelques beaux spécimens.

Nous en profitons pour faire le tour de la palmeraie d’Akka où nous croisons des groupes de femmes berbères en grande tenue de fête.

Rassasiés de pistes et de gravures, nous reprenons l’étroite route goudronnée qui nous mène à Icht où les deux frères Paul et Philippe nous accueillent au Borj Biramane. Il ne reste qu’une chambre, fort agréable, celle qui occupe le bâtiment qui a donné son nom au campement  et qui semble lui servir de tour de garde.

Nous dinons d’un excellent tagine à l’agneau accompagné, une fois n’est pas coutume, d’une demi-bouteille de vin de Meknès. La soirée est un peu au-dessus de notre budget habituel, mais tout est parfait !

L’anecdote du jour : la « chasse aux gravures » est un sport un peu compliqué. Il faut un 4x4, car bien sûr aucune route n’y mène, de la documentation, et une certaine patience. Bien que disposant de points GPS nous ramons un peu pour trouver les sites. Ensuite il faut chercher parmi les blocs de pierre et deux paires d’yeux attentifs ne sont pas de trop. Par rapport aux descriptions nous ne retrouvons pas tout, car en certains endroits le sable s’est amassé et a probablement recouvert quelques belles gravures.

Mais quelle joie quand on en aperçoit une, et comme c’est émouvant de trouver dans ces zones quasi désertiques des traces d’un temps où le Sahara était vert !

 

Dimanche 9 novembre :

Le soleil règne toujours à notre réveil dans le borj…

Notre chambre à Icht.

Notre chambre à Icht.

Avant de reprendre la route, nous partons en compagnie d’un guide visiter le village de Icht, tout proche du campement. Nous découvrons les vieilles ruelles souterraines et une maison traditionnelle avec ses étages autour d’une cour centrale.

Dans la palmeraie, le système d’irrigation collectif marche toujours en minutes d’arrosage attribuées à chacun en fonction de ses besoins. 

Dans le vieux ksar et la palmeraie de Icht.
Dans le vieux ksar et la palmeraie de Icht.Dans le vieux ksar et la palmeraie de Icht.
Dans le vieux ksar et la palmeraie de Icht.

Dans le vieux ksar et la palmeraie de Icht.

Nous discutons beaucoup avec le guide, très curieux de la vie en Europe et faisant des comparaisons intéressantes avec leur vie ici. Nous finissons par le thé habituel dans sa maison, entourés de ses enfants. Par contre, sa femme et sa mère restent cachées, même de Nickie ce qui est inhabituel pour nous !

Sous un ciel couvert qui délivrera même quelques gouttes de pluie, nous poursuivons notre route jusqu’à Sidi-Ifni. Le vent est très fort et soulève des nuages de poussière dans la plaine qui mène à Guelmim.

 

Automne 2014 : de Zagora à Sidi Ifni
Automne 2014 : de Zagora à Sidi Ifni

Arrêt au tout nouveau Marjane de Gelmine (Marjane, ce sont les Carrefour locaux !). Quelques courses, une pizza dans le Toy, et puis c’est parti pour notre destination finale. Il ne nous reste qu’une soixantaine de kilomètres pour rejoindre Sidi Ifni à travers les montagnes couvertes de figuiers de barbarie et en finir avec la nationale 12 que nous avons rejointe à Alnif, 780 kilomètres plus à l’est !

 

L’anecdote du jour : le Marjane de Guelmim nous parait un peu surréaliste. Il est construit à quelques kms de la petite ville, au milieu de nulle part et tout près de l’oasis de Tighmert où, lors de nos divers séjours,  nous nous sommes toujours sentis loin de toute la civilisation moderne. 

Je pense que les innombrables petites échopes de la ville ne sont pas menacées : pour venir au Marjane il faut avoir une voiture ou venir en taxi et avoir le bon look (les gamins du coin qui se hasardent sur le parking sont immédiatement refoulés par les vigiles !).

Automne 2014 : de Zagora à Sidi Ifni
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L'Avo7 17/11/2014 07:55

Opé !
L'aventure continue, toujours passionnante.
Merci à vous deux.

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