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13 Apr

Le Damaraland et Swakopmund

Publié par yvesetnickie.over-blog.com  - Catégories :  #Namibie (2015)

Jeudi 26 mars :

Nous quittons matinalement le parc d’Etosha vers notre nouvelle étape, Palmwag, située à environ 300 kms au sud-ouest. Après un peu de goudron, nous empruntons de très belles pistes dans un paysage verdoyant agrémenté de quelques reliefs. Ce n’est pas parce que l’on n’est plus dans une réserve qu’il n’y a plus d’animaux : phacochères, girafes, springboks, oryx et même une tortue… ils sont nombreux en bordure de piste !

Après avoir franchi un petit col à 1.500 mètres, nous nous arrêtons pique-niquer dans la montagne. Le ciel est bleu, la chaleur torride, le vent brulant et le petit arbre qui nous abrite bien maigrichon. 

Le Damaraland et Swakopmund

Aussi, notre but atteint en tout début d’après-midi, nous nous mettons au ralenti : lecture, piscine, rédaction du blog …

Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund

Le camp, situé au milieu de nulle part est très agréable, près d’un point d’eau empli de roseaux et bordé de grands palmiers. Nous avons un grand emplacement très confortable et il y a même un peu de wifi, contrairement aux jours précédents. Toutefois, ça rame pas mal à ce niveau et l’envoi du blog attendra encore quelques jours car les photos ne passent pas.

 

L’anecdote du jour : dans la matinée nous nous arrêtons à Kamanjab, notre seul point de ravitaillement pendant une semaine. C’est une petite ville africaine située à la frontière de deux régions de Namibie, le Kaokoveld (pays des Himbas) et le Damaraland (où vivent principalement les Damara). Elle est dans le style western avec une station-service, un petit supermarché, quelques maisons et cabanes.

Dans le supermarché, beaucoup de produits de base (sucre, farine, riz, maïs …) sont vendus par sacs de 10 kilos et le tabac dans de grands sachets, à l’usage de gens qui doivent venir de loin se ravitailler occasionnellement. 

Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund

Lorsque nous arrivons à la caisse, se trouve devant nous une femme himba en tenue traditionnelle, avec notamment les cheveux et le corps enduits de terre rouge et là je vous jure qu’on se demande si on ne rêve pas !

Quand nous reprenons la route elle est toujours assise le long du mur du magasin. Je tente une photo à la sauvette mais elle me repère quand je déclenche.  Son geste est explicite quand on voit la photo : elle me demande de l’argent… la civilisation gagne les coins les plus reculés !

Le Damaraland et Swakopmund

L’oiseau du jour

Cigogne d’Abdim (Abdim’s stork)
Cigogne d’Abdim (Abdim’s stork)
Cigogne d’Abdim (Abdim’s stork)

Cigogne d’Abdim (Abdim’s stork)

Vendredi 27 mars :

Nous nous réveillons alors que le jour se lève à peine. Nous sommes beaucoup plus à l’ouest et au nord qu’au début de notre séjour à Ballito : nous avons perdu plus d’une heure de jour le matin mais gagné près de deux heures le soir ce qui n’est pas désagréable.

La raison de ce lever matinal est une marche avec un guide, dont le départ est fixé à 7 heures. C’est une belle balade de trois heures au bord de la rivière (à sec) et des collines qui entourent le camp. Tout de suite nous poussons devant nous une grande quantité d’animaux, plusieurs centaines de springboks et des dizaines de zèbres de montagne. Ils nous accompagneront pendant toute la promenade, devenant progressivement moins peureux. Plus loin, c’est une douzaine de girafes qui nous contemplent craintivement…

Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund

Il y a moins de variété d’animaux qu’à Etosha mais la quantité est là et le fait d’être à pied change beaucoup notre vision de la nature (à Etosha il est strictement interdit de descendre de son véhicule).

Nous ne verrons pas les éléphants car ils ont dû trouver leur pâture plus loin : le guide nous dit que la saison des pluies a été catastrophique dans le coin, moins de 20 mm de pluie contre une centaine pour une année moyenne.

Nous reprenons la route dans la matinée. Un peu plus de 100 kms de pistes à travers des paysages semi-désertiques et nous atteignons notre camp du jour, Mowani, près de Twyfelfontein.

Ici encore on est en pleine brousse, parmi de curieux blocs de grès qui rappellent la région de Tafraout au Maroc. Notre camping, complètement isolé est très rustique, compte plus de lézards que de campeurs, sans électricité mais avec juste pour nous une petite cuisine de plein air, des toilettes et une douche en plein air alimentée le soir en eau chaude … après qu’un gardien ait allumé un feu sous un réservoir d’eau.

A vrai dire l’eau chaude n’est pas notre souci majeur parce qu’ il fait près de 40° à l’ombre, qu’il n’y en a pratiquement pas de l’ombre en ce début d’après-midi, et que de toute façon l’eau froide … est tiède comme nous le prouvent les douches prises dans l’après-midi pour nous rafraîchir !

Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund

En fin d’après-midi nous allons voir, à quelques kms du camp, un site sans grand intérêt : « la montagne brulée », un ensemble lugubre de roches noires, et quelques orgues basaltiques.

Au moins avons-nous bénéficié de la clim dans la voiture !

Le Damaraland et Swakopmund

Le soir la température tombe un peu et après le diner accompagné d’un beau coucher de soleil, nous allumons même une petite flambée dans la nuit, avant de nous coucher, pour rester dans l’esprit Robinson.

 

L’anecdote du jour : nous nous réjouissons chaque jour des animaux que nous pouvons observer ici et là. Revers de la médaille, ils sont parfois un peu envahissants autour de notre tente. Il y a eu les attaques de babouins, de francolins et de chacals sur notre nourriture, les mangoustes ont déterré nos piquets de tente et la nuit dernière des hyènes ont hurlé à minuit autour de la tente.

Hier, dans le camp de Palmwag, de nombreux panneaux appellaient à la vigilance concernant les éléphants et donnaient la conduite à tenir en cas de rencontre inopinée. Nous étions un peu inquiets de notre situation tout près du point d’eau car il n’est pas rare que des éléphants passent par là pour aller boire dans la piscine ! Heureusement, en ce moment ils ne sont pas dans le coin …

Par contre cet après-midi, moins impressionnantes mais non moins embêtantes, des dizaines de mouches tournent autour de nous et, malgré la chaleur, nous devons nous couvrir pour leur échapper.

 

Le zozieau du jour 

Petit-duc africain (African Scops-owl). Le plus facile à photographier de tout le voyage car endormi jusqu’au soir.

Petit-duc africain (African Scops-owl). Le plus facile à photographier de tout le voyage car endormi jusqu’au soir.

Samedi 28 mars :

Après une nuit aussi calme qu’on pouvait l’imaginer, nous repartons pour un arrêt quelques kilomètres plus loin au site de gravures rupestres de Twyfelfontein. Nous y découvrons de nombreuses pierres gravées par les Bushmen il y a  au moins 6.000 ans. Ces gravures pouvaient avoir soit un but pédagogique, comme celles qui montrent les animaux rencontrés au cours des chasses, lions, girafes, rhinos … soit un but plus spirituel quand les chamans représentent dans leurs transes un être mi-homme mi-animal, par exemple un lion avec des mains au bout des pattes et de la queue. Parmi les gravures, l’image incongrue d’une otarie nous rappelle que nous ne sommes qu’à 200 kms de la mer : les bushmen y allaient de temps en temps chercher du sel pour conserver leur viande et en ont rapporté cette image !

Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund

Mais cette visite nous donne surtout l’occasion d’une belle rencontre avec Belinda, notre guide, qui a bien voulu vous dire quelques mots en damara … 

Elle vit dans une petite communauté d’éleveurs et de travailleurs à 10 kms du site. Ses enfants vont à l’école primaire située à une centaine de kms et sont donc pensionnaires. La première épicerie se trouve à la même distance et c’est une fois par mois qu’une voiture part du village pour faire les achats nécessaire à la communauté ! Quant à cultiver la terre, inutile d’y penser, elle est peu fertile et de toute façon les éléphants dévastent tout …

Sur le site on peut voir la ferme d’un européen qui a habité ici autrefois et dont les bâtiments ont été abandonnés depuis longtemps … On imagine dans quelles conditions il vivait avec sa famille, loin de tout et avec même des problèmes d’eau puisque Twyfelfontein signifie « fontaine capricieuse » en afrikaner.

Le Damaraland et Swakopmund

Puis nous poursuivons vers le camp suivant situé au pied du Brandberg. Le Brandberg est un massif culminant à 2.573 mètres que l’on voit de très loin. Dès hier on voyait très bien sa masse imposante bien qu’il soit situé à plus de 50 kms à vol d’oiseau.

Nous mettrons près de trois heures pour l’atteindre car il n’y a pas de routes bitumées par ici. De plus nous empruntons un raccourci qui nous fait gagner huit kilomètres… mais perdre une bonne demi-heure vu l’état assez dégradé de la piste passant par un petit groupe d'habitations comme celle-ci ...

 

Le Damaraland et Swakopmund

Pour rester dans le ton de la région, notre camping est très rustique : situé sous de grands arbres dans le lit d’une rivière à sec, il n’a pas d’électricité mais dispose de WC et la douche est alimentée le soir par cette sorte de chauffe-eau namibien appelé « donkey » !

Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund

A quelques centaines de mètres de là, le lodge est très agréable et nous y profitons de la piscine ainsi que de la présence de deux petits suricates très drôles qui font les fous dans l’herbe et qui sont assez familiers pour qu’on puisse les caresser. 

Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund

Après une balade dans les environs nous dinons au lodge d’un délicieux « oryx strogonoff » (ça ne s’invente pas !)

 

L’anecdote du jour : après le diner, les employés damaras nous donnent un petit aperçu de leurs talents de chanteurs et de danseurs. Ils interprètent notamment un hilarant hymne aux 4x4 Toyota, qui rendent tant de service sur les pistes du pays, un couvercle de gamelle tenant lieu de volant dans leur mime.

Le saviez-vous ?

Pendant trois jours, nous traversons le Damaraland, une terre sauvage et hostile que les sud-africains, dans leur grande bonté, avaient abandonnée au profit du peuple Damara du temps de leur domination, car les terres y sont incultes. Il n’y a donc pas de blancs par ici, mais de rares petites communautés de noirs qui subsistent avec un peu d’élevage sur de vastes étendues. Il ne reste que 20.000 damaras dans cette région plus grande que la Bretagne et on ne voit donc pratiquement personne sur ces terres désolées parcourues principalement par les animaux sauvages : c’est un des rares coins d’Afrique où les animaux ne sont pas confinés dans des parcs ou des réserves, si grands soient-ils, et où ils peuvent migrer à leur guise.

La preuve !

Le Damaraland et Swakopmund

Le zozieau du jour

Extraordinaire ! Quand il vole, on dirait une grosse libellule : un petit corps et de longues plumes arrière à l’horizontale.

Comme je n’ai pas pu le photographier correctement (sur ma photo c’est celui qui est le plus bas), je me permets un petit copier-coller sur internet pour que vous le voyez mieux.

Veuve royale (Shaft-tailed Whydah)
Veuve royale (Shaft-tailed Whydah)

Veuve royale (Shaft-tailed Whydah)

Dimanche 29 mars :

On the road again !

Direction Swakopmund et la mer. Pour cela nous retraversons les collines et les plateaux entourant le Brandberg ce qui nous donne l’occasion d’apercevoir encore de grands troupeaux de springboks parmi de magnifiques paysages.

Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund

Un peu plus tard, ça se gâte car cette fois c’est le désert du Namib que nous devons traverser. Nous roulons sur une large « gravel road » à travers un plateau de plus en plus aride et désolé. 

Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund

Barrant tout l’horizon, un nuage noir nous attend : c’est le bord de la mer ! (voir Le saviez-vous ?).

Nous sommes à Hentiesbaai, station balnéaire bâtie sur le sable. C’est très moche et artificiel comme par exemple le golf dans les dunes. 

Le Damaraland et Swakopmund

Bien sûr le ciel gris et la température qui a baissée de 15 degrés ne nous aident pas à apprécier les lieux.

Nous poursuivons vers le sud le long de la côte entre mer et désert sur une route qui n’est pas sans nous rappeler nos descentes en Mauritanie par le Sahara Occidental, d’autant que le soleil se lève.  

Nous pique-niquons sur la plage et prolongeons l’arrêt par une promenade le long de la côte. Carcasse de bateau et pêcheurs sud-africains super équipés pour la pêche et pour l'apéro (à noter l’arrière de la remorque les bouteilles d’apéros suspendues, avec des doseurs, comme dans les bistrots chez nous).

Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund

Dans l’après-midi nous sommes à Swakopmund où nous attendent deux nuits grand luxe dans une belle guest house : pas de tente à monter et tout le confort moderne comme à la maison !

En fin d’après-midi nous allons à la découverte de la ville avant le restau que nous avons réservé pour 19h 30.

Si vous n’êtes pas neurasthénique et dépressif vous ne pouvez pas comprendre la consternation qui s’empare du voyageur découvrant Swakopmund un dimanche après-midi gris et froid. C’est une station balnéaire où le brouillard est systématique matin et soir (comme sur toute la côte du Namib), où la température de l’eau ne dépasse jamais 15 degrés, où les larges avenues sont désertes car les rares magasins sont tous fermés, et où les maisons cubiques peintes de couleurs fadasses et indéfinissables (quoique souvent kaki, voire caca) rajoutent une couche de sinistrose. Elle est essentiellement fréquentée par des allemands dont j’aimerais comprendre les motivations à parcourir des milliers de kms jusqu’ici, alors qu’ils ont la Baltique tout près de chez eux !

Pour rattraper tous ces handicaps, quelques amusants bâtiments datant de la colonisation allemande et notre restaurant, très agréable, que nous avons rejoint dès 18h 45, lassés d’errer dans les rues froides et désertes.

Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund

L’anecdote du jour : c’est bien ballot, nous nous sommes arrêtés sur le bas-côté de la route ce matin, en plein soleil, pour une pause-café, quelques kms seulement avant l’unique aire de repos de notre trajet.

Elle est pourtant tout à fait charmante et devrait même être ombragée dans les années 2030 !

Le Damaraland et Swakopmund

Le saviez-vous ?

Le désert du Namib que nous avons traversé ce matin s’étend sur 100 à 200 kms de large sur toute la côte namibienne et même un peu au-delà, au nord comme au sud, soit sur environ 1.900 kms. Les géographes disent que c’est le plus vieux désert du monde : il aurait 80 millions d’années.

De ce fait, il abrite une faune et une flore très spécifiques qui ont eu le temps de s’adapter à son climat très particulier dû au courant très froid de Benguela qui remonte le long de la côte.

Le Namid reçoit peu de pluie et de manière très irrégulière, la température au sol peut atteindre 70° et malgré cela quelques animaux et plantes y survivent au prix de prouesses étonnantes en recueillant quelques gouttes du brouillard qui recouvre fréquemment le littoral en fin de nuit jusqu’au lendemain dans la matinée.

Un exemple entre bien d’autres : le tok tokkie, un petit scarabée, se positionne sur la crête d’une dune, là où la condensation est la plus forte, la tête en bas et les fesses en l’air face à la brise (outre la pente de la dune, il bénéficie du fait que ses pattes arrières sont plus grandes que celles de devant). Peu à peu le brouillard condense sur ses élytres et quelques  gouttelettes de rosée glissent jusqu’à sa bouche !

Le Damaraland et Swakopmund

Le zozieau du jour

Guêpier d’Europe (European bee-eater)
Guêpier d’Europe (European bee-eater)
Guêpier d’Europe (European bee-eater)

Guêpier d’Europe (European bee-eater)

Lundi 30 mars :

Comme nous pensons avoir fait le tour de Swakopmund et que nous avons une journée libre devant nous, nous avons choisi une activité pour la journée : la visite de Walvis Bay en catamaran, en priant le ciel pour avoir un peu de beau temps.

Nos prières sont exaucées, les nuages se dégagent assez vite et nous passons quelques heures épatantes.

Au menu : otaries (certaines montent à bord et on peut les caresser), pélicans, flamants roses et ballet de dauphins dans une ambiance très sympathique.

Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund

Dans l’après-midi, nous repartons à l’assaut du centre-ville pour des courses. Il y a un peu plus d’animation et le temps est meilleur ce qui tempère un peu notre effroyable impression de la veille.

Le Damaraland et Swakopmund
Le Damaraland et Swakopmund

Pour nous réconforter totalement, nous dinons à nouveau au restaurant, et à nouveau d’excellents plats de poissons (ce soir du « Kabeljou », c’est à dire du cabillaud), ce qui fait bien plaisir car dans l’intérieur c’est viande, viande ou viande !

 

L’anecdote du jour : à 9 heures sur le bateau, le mousse nous tend deux verres : « Morning sherry ? ». Waouh, ça commence fort ! A midi nous aurons un buffet bien garni accompagné de « Champagne sud-africain ».

 

Le zozieau du jour

Pélican
Pélican

Pélican

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Lifton 09/04/2015 11:19

Je reconnais bien l'esprit navigateur: apéro grignotages partage convivialité. Le plaisir de glisser sur l'eau avec de merveilleux paysages. Voir la terre sous un nouvel angle Que du bonheur De plus vous avez été très gâté de voir de nombreux animaux marins
Vive la marine à voile et bon vent. Bises

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