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Récits de voyages à l'usage de nos petits enfants, de notre famille, des amis et de tous les autres curieux ... Le blog relate nos voyages au Maroc, en Mauritanie, au Mali, en Afrique du Sud et en Namibie. En cours, un long séjour dans neuf pays d'Amérique du Sud ...

24 Feb

De Sidi Ifni à Dakhla.

Publié par yvesetnickie.over-blog.com  - Catégories :  #Maroc

Notre descente vers le sud se poursuit : Tan Tan, Tarfaya, Laayoune, Boujdour et Dakhla. 

A nous les vastes étendues du Sahara Occidental, les sebkhas et les plages ...

Jeudi 15 et vendredi 16 février 2018 :

Nouvelle pause de deux jours à Sidi Ifni où nous nous livrons à nos activités (ou notre manque d’activité ?) habituelles dans cette petite ville paisible.

J’ai quand même pris quelques images insolites ...

Commençons par le rayon alimentaire avec la pâte de figues de Barbarie (avec mouches pour les protéines) et l’étal d’un boucher qui vous propose, au choix, tête de dromadaire ou de chèvre.

Bon appétit !
Bon appétit !

Bon appétit !

Pour rester dans le bétail, il y a aussi ce petit voisin qui porte en permanence une cagoule à l’effigie d’une tête de vache.

Un peu décalé à Sidi Ifni ...

Un peu décalé à Sidi Ifni ...

Enfin ce coin de rue qui, presque 50 ans après leur départ, porte toujours la marque de la présence des espagnols dans la ville.

Les marocains n'ont pas effacé toutes les traces de la colonisation...

Les marocains n'ont pas effacé toutes les traces de la colonisation...

L’anecdote du jour : j’avais acheté il y a quelques jours pour Jean un tube de silicone. Finalement il n'en avait pas besoin et je suis donc retourné le rendre dans la boutique où je l’avais acheté. Le principe de la reprise et du remboursement ne pose aucun problème.

Par contre ce qui est un peu surréaliste,  c’est que le marchand me demande combien j’avais payé !
Avant de me redonner au dirham près la somme que je lui indique …

Les prix seraient-ils variables dans ce pays ?

 

Samedi 17 février 2018 :

Nous quittons Sidi Ifni pour descendre le long de la côte à El Ouatia où nous devons retrouver Jean et Christine (oui, ils ont fini par se sortir du sable de la Plage Blanche !).

Deux cents kilomètres de goudron au long de paysages de plus en plus arides.

Nationale 1 au sud de Guelmim, derrière un camion de poulets.

Nationale 1 au sud de Guelmim, derrière un camion de poulets.

Tout près du but, nous nous arrêtons déjeuner à Tan Tan. Nous y avons nos habitudes dans un resto sénégalais où le thiep bou djenn est délicieux et l’accueil chaleureux (quelques mots de wolof et ils nous embrasseraient presque).

Chez Ibra à Tan Tan.
Chez Ibra à Tan Tan.

Chez Ibra à Tan Tan.

L’anecdote du jour : nous sommes toujours choqués de voir les sommes dépensées pour aménager l’entrée des petites villes marocaines. Ce qui se traduit par une route à quatre voire à six voies, déserte mais bordée de lampadaires et généralement agrémentée d’un « arc de triomphe » ou d’un rond-point décoré par un symbole de la ville. A Tan Tan ce sont des chameaux, à El Ouatia des sardines …

N’y a-t-il pas d’autres infrastructures plus prioritaires : eau, électricité, égouts … ?

Rond-point d'El Ouatia.

Rond-point d'El Ouatia.

 

Dimanche 18 février 2018 :

Aujourd’hui, c’est journée sebkhas !

Les sebkhas sont des dépressions, souvent assez proches de la mer (qui les occupait autrefois). Très fréquentes au Sahara Occidental, elles sont parfois asséchées, parfois emplies d’une eau très chargée en sel. Il est tentant d’y rouler en 4x4 mais leur sol instable peut constituer un piège redoutable !

Nous en visitons deux aujourd’hui, la première à l’heure du pique-nique, la deuxième dans l’après-midi, où nous restons bivouaquer.

Nous descendons dans la première au sud d’Akhfnir sans trop nous approcher de l’eau avec les véhicules.

La sebkha du pique-nique.
La sebkha du pique-nique.
La sebkha du pique-nique.
La sebkha du pique-nique.

La sebkha du pique-nique.

Un peu plus tard, nous passons Tarfaya et prenons la piste vers la sebkha de Tah, la plus spectaculaire de la région puisque elle s’étale sur près de 50 kilomètres de long, à 30 mètres au-dessous du niveau de la mer.

Dans celle-ci nous ne tentons pas la descente, nous contentant d’admirer d’en haut les paysages lunaires.

Nous établissons un joli bivouac dans une zone de sympathiques dunettes.

La sebkha du bivouac avec un tumulus pré-islamique.
La sebkha du bivouac avec un tumulus pré-islamique.
La sebkha du bivouac avec un tumulus pré-islamique.

La sebkha du bivouac avec un tumulus pré-islamique.

L’anecdote du jour : nous sommes depuis ce matin dans le Sahara Occidental.

Pour preuve, les premiers barrages routiers où nous donnons une fiche de renseignements, et, ça fait toujours plaisir, un gazole détaxé à 0,70 euros le litre !

 

Lundi 19 février 2018 :

Nous commençons la journée par une petite virée sur les falaises en bordure de la sebkha.

Sebkha de Tah.
Sebkha de Tah.
Sebkha de Tah.

Sebkha de Tah.

Puis nous reprenons la route vers Laayoune, la « capitale » du Sahara Occidental, où nous nous arrêtons déjeuner, avant de parcourir encore 200 kms sur la partie probablement la plus monotone de la Nationale 1. C’est tout plat, tout vide et les distractions sont extrêmement rares : une station-service, un village de pêcheurs, quelques troupeaux, voilà tout ce que nous verrons …

Un peu après Boujdour, nous prenons un de nos bivouacs habituels sur la plage d’Aouzioualt où le soleil nous gratifie d’un coucher splendide avec des reflets sur la plage évoquant de la lave en fusion.

Coucher de soleil à Aouzioualt.
Coucher de soleil à Aouzioualt.
Coucher de soleil à Aouzioualt.
Coucher de soleil à Aouzioualt.

Coucher de soleil à Aouzioualt.

L’anecdote du jour : Laayoune est devenue une grande ville et nous sommes un peu désorientés par la circulation, des coups de klaxons frénétiques, des panneaux publicitaires et même un Mc Do tout neuf … qui contrastent terriblement avec nos bivouacs sauvages dans les zones désertiques.

 

Mardi 20 février 2018 :

Nous avons appris que Philippe et Catherine avaient pris la route pour nous rejoindre et nous décidons de rester à Aouzioualt où nous sommes fort bien. L’occasion d’un peu de bricolage (il y a toujours une petite chose à faire sur nos engins), d’une balade sur la plage jusqu’à une épave, d’une tentative infructueuse  de pêche au surf casting….

Aouzioualt, sa plage ...
Aouzioualt, sa plage ...
Aouzioualt, sa plage ...
Aouzioualt, sa plage ...
Aouzioualt, sa plage ...
Aouzioualt, sa plage ...

Aouzioualt, sa plage ...

Les retrouvailles se font vers 19 heures et sont immédiatement célébrées par un apéro !

L’anecdote du jour : si ma pêche n’a rien donné, notre promenade du matin, si.

Il y a un pêcheur non loin de l’épave et comme nous passons près de lui il vient à notre rencontre un beau poisson (un chagho ?) à la main. "C’est cadeau !".

 

Mercredi 21 février 2018 :

Le temps est parfait : un grand soleil et un vent quasi nul ce qui est rare dans la région.
Du coup, nous décidons de rester une journée de plus au bord de la plage.

Le programme n’est pas très étoffé : promenades sur la plage, lecture, pêche et grillades de poissons.

L'épave et le barbecue ...
L'épave et le barbecue ...
L'épave et le barbecue ...
L'épave et le barbecue ...
L'épave et le barbecue ...

L'épave et le barbecue ...

L’anecdote du jour : les deux dernières activités n’ont pas de lien direct entre elles malheureusement, le résultat de notre propre pêche ayant été nul à l’exception de deux plombs perdus ! C’est le cadeau de la veille et un gros bar acheté à un pêcheur de passage qui ont été passés au barbecue.

 

Jeudi 22 février 2018 :

Nous retrouvons la nationale en fin de matinée pour descendre jusqu’à l’Oued Kraâ, 150 kms plus au sud. Alors qu’elle a été refaite sur une plus grande partie de son parcours, cette portion est très étroite avec des bas-côtés défoncés rendant les croisements et dépassements assez difficiles. Pour rajouter à la difficulté, il y a de nombreux travaux de réfection avec leur lot de déviations …

Danger travaux !
Danger travaux !
Danger travaux !

Danger travaux !

Au village des pêcheurs, nous sommes attendus par Rachid, le correspondant de l’association Taxi Brousse 85 (http://www.taxibrousse85.fr/2016/09/les-pecheurs-de-l-oued-kraa.html ) à qui nous apportons quelques cannes à pêche et moulinets.

Un grand moment : il nous amène dans la remorque de son tracteur visiter le village de pêcheurs !

De Sidi Ifni à Dakhla.
De Sidi Ifni à Dakhla.
De Sidi Ifni à Dakhla.
De Sidi Ifni à Dakhla.
De Sidi Ifni à Dakhla.
De Sidi Ifni à Dakhla.

Les pêcheurs sont très peu nombreux en ce moment car c’est la saison creuse et ils sont repartis pour la plupart dans leur famille au nord.

En fin d’après-midi nous nous installons dans l’anse voisine qui offre un superbe panorama.

Bivouac à l'Oued Kraâ.
Bivouac à l'Oued Kraâ.
Bivouac à l'Oued Kraâ.
Bivouac à l'Oued Kraâ.
Bivouac à l'Oued Kraâ.
Bivouac à l'Oued Kraâ.

Bivouac à l'Oued Kraâ.

L’anecdote du jour : « Quand tu offres un sac de présents au Maroc, on ne te le rend jamais vide. Au pire, selon une ancienne tradition, on t’y mettra un peu de sel » nous explique Rachid.
C’est pourquoi le sac contenant les moulinets m’est revenu empli de près de dix kilos de poisson …

 

Vendredi 23 février 2018 :

La matinée est bien ensoleillée et la promenade sur la plage et les environs est agréable. Il y a dans la falaise toute proche des roches dans lesquelles l’oxydation a produit d’étonnantes fresques …

La falaise et ses "presque fresques" ...
La falaise et ses "presque fresques" ...
La falaise et ses "presque fresques" ...

La falaise et ses "presque fresques" ...

Nous rencontrons aussi un pêcheur qui va relever ses filets. La mer est forte et il doit se battre contre des vagues très puissantes. Il renoncera d’ailleurs à relever l’un d’entre eux un peu plus éloigné que les autres.

Un pêcheur relève ses filets.
Un pêcheur relève ses filets.
Un pêcheur relève ses filets.
Un pêcheur relève ses filets.
Un pêcheur relève ses filets.

Un pêcheur relève ses filets.

Au final, les filets sont vides et lui il grelotte de froid dans ses vêtements trempés car il n’a pas de combinaison. Dur métier …

Dès midi de gros nuages s’avancent vers nous et nous recevons les premières gouttes de pluie à la fin du repas. C’est bien la première fois que je vois la pluie ici, elle est si rare !

Du coup, nous reprenons la route dans l’après-midi en direction de Dakhla. La pluie cesse bientôt mais il y a beaucoup de vent et nous passons juste derrière une tornade de sable impressionnante.

Tornade sèche avant Dakhla.
Tornade sèche avant Dakhla.

Tornade sèche avant Dakhla.

Encore un beau lieu de bivouac ce soir, face à Dakhla, de l’autre côté de son immense lagune. Avec pour compagnie de jolis petits crabes violonistes (une grosse pince d’un côté, une petite de l’autre).

Au bord de la lagune de Dakhla.
Au bord de la lagune de Dakhla.
Au bord de la lagune de Dakhla.
Au bord de la lagune de Dakhla.

Au bord de la lagune de Dakhla.

L’anecdote du jour : Lors de notre promenade matinale, nous passons près d’un puits construit à l’origine pour abreuver les troupeaux des nomades de passage. Un camion-citerne y pompe l’eau nécessaire aux travaux de la route à quelques kilomètres de là.

Je discute avec deux jeunes saharaouis qui m’expliquent travailler à ces ravitaillements d’eau, l’un le jour, l’autre la nuit. Tout ça en anglais, le plus jeune m’assurant posséder un master de langues décroché aux Etats-Unis.

Les études, ça mène à tout (particulièrement au Maroc) !

 

Prochain épisode : on remonte vers le nord par les pistes de l'intérieur.

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BIRGIT ERLAM 28/02/2018 20:51

Bonjour à vous deux ! je ne dirais qu'un mot ! MAGNIFIQUE ... Birgit

Yves 28/02/2018 21:31

Merci Birgit, et à bientôt pour vos propres aventures au Maroc ...

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