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Récits de voyages à l'usage de nos petits enfants, de notre famille, des amis et de tous les autres curieux ... Le blog relate nos voyages au Maroc, en Mauritanie, au Mali, en Afrique du Sud et en Namibie. En cours, un long séjour dans neuf pays d'Amérique du Sud ...

23 Mar

De Silvia à Villa de Leyva : du bonheur ... au confinement !

Publié par yvesetnickie.over-blog.com  - Catégories :  #Colombie

 

Du 13 au 17 mars 2020.

Pas facile de s’extraire du nid douillet de La Bonanza !
Après avoir reporté plusieurs fois notre départ nous quittons Silvia et la famille Atmani, munis d’un solide plan de route hors des circuits traditionnels. Nous passons Cali en début d’après-midi pour grimper jusqu’à la Finca Alejandria, nichée en pleine forêt, à 2.000 mètres, au bout d’une petite piste de terre.

Nous recevons un excellent accueil de Raul, le propriétaire argentin des lieux et comme nous arrivons tard et fatigués, nous y passons la nuit, environnés par la forêt, le brouillard et les oiseaux.

De Silvia à Villa de Leyva : du bonheur ... au confinement !
De Silvia à Villa de Leyva : du bonheur ... au confinement !
De Silvia à Villa de Leyva : du bonheur ... au confinement !
De Silvia à Villa de Leyva : du bonheur ... au confinement !

 

C’est que nous voulons profiter pleinement de ce paradis des colibris : Raoul, un passionné des oiseaux, a disposé tout autour de sa maison plus d’une centaine de petites coupelles qu’il emplit chaque jour d’eau sucrée. Manifestement les colibris en raffolent et ils sont des centaines à en profiter !
Une occasion exceptionnelle de les observer de très près …
C’est fascinant de voir ces minuscules volatiles arriver dans un léger vrombissement, comme des petits drones, et boire sans même parfois se poser. On en dénombre une quarantaine d’espèces différentes à la finca !

De Silvia à Villa de Leyva : du bonheur ... au confinement !
De Silvia à Villa de Leyva : du bonheur ... au confinement !
De Silvia à Villa de Leyva : du bonheur ... au confinement !
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De Silvia à Villa de Leyva : du bonheur ... au confinement !
De Silvia à Villa de Leyva : du bonheur ... au confinement !
De Silvia à Villa de Leyva : du bonheur ... au confinement !

 

 Il y a aussi beaucoup d’autres espèces à observer …
Mais celui que nous attendons en vain, avec un couple d’australiens venus spécialement pour lui, c’est le quetzal : ce magnifique oiseau emblématique des régions tropicales tourne autour de nous, apparaît au loin à plusieurs reprises, laisse entendre son chant, mais ne s’approche pas !

De Silvia à Villa de Leyva : du bonheur ... au confinement !
De Silvia à Villa de Leyva : du bonheur ... au confinement !
De Silvia à Villa de Leyva : du bonheur ... au confinement !
De Silvia à Villa de Leyva : du bonheur ... au confinement !

 

Après une longue descente tortueuse dans la montagne, nous prenons la Panaméricaine qui, elle, va bien droit et bien à plat dans la vallée … avant de retrouver virages et dénivelés sur une route extraordinaire dans les bambous, les bananiers et les caféiers jusqu’à Pijao. Une petite blague de la voirie colombienne va nous permettre de profiter au maximum de ces paysages : sans qu’aucun panneau ne l’annonce, notre route est bloquée à 4 kilomètres de Pijao !
Il ne nous reste plus qu’à redescendre dans la vallée et faire un détour de 25 kilomètres ce qui, vu la nature des routes, nous prendra au total plus d’une heure.

Vous verrez dans le film qui suit un étonnant dialogue lors d’un barrage de l’armée, et, c’est le visionnage du film qui me l’a révélé car je ne l’avais pas vu en « live », deux policiers qui dressent contravention à un colombien portant un tee-shirt « Fuck the police » ! Hasard ou lien de cause à effet ?

 

A Pijao, nous trouvons vite nos marques et nous allons y rester cinq jours, installés au bord du rio, à deux cents mètres de la place du village.

De Silvia à Villa de Leyva : du bonheur ... au confinement !
De Silvia à Villa de Leyva : du bonheur ... au confinement !

 

 Il faut dire que nous arrivons avec des contacts donnés par Kika : Doña Consuelo, la dynamique patronne de l’hôtel du village et Kevin, un guide local, nous donnent tous les bons tuyaux du coin. Bientôt, au fil de nos promenades et de quelques achats, nous connaitrons bien le village : la place centrale avec tous les bistrots …

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De Silvia à Villa de Leyva : du bonheur ... au confinement !
De Silvia à Villa de Leyva : du bonheur ... au confinement !
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… au long des quelques rues en damier, les maisons colorées et ornées de fresques …

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De Silvia à Villa de Leyva : du bonheur ... au confinement !

 

Le village est enserré dans un écrin de montagnes et les alentours sont magnifiques. Nous sommes dans l’« Eje cafetero », un triangle situé entre Bogota, Medellin et Cali. C’est la principale région productrice de café de Colombie et la végétation, favorisée par la douceur du climat et les pluies fréquentes, est magnifique : caféiers, bananiers, fougères géantes, canne à sucre, grands chênes …

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Mais l’attraction de la région, et l’une des raisons principales de notre venue, c’est le palmier à cire des Andes.
Ce symbole de la Colombie est le plus grand palmier du monde.  Il mesure jusqu’à 65 mètres de hauteur, pousse très lentement entre 2.500 et 3.000 mètres d’altitude dans les sierras tropicales et peut vivre jusqu’à cent ans. Son nom vient de la cire qui était extraite autrefois de son tronc pour faire des bougies.

Plutôt qu’à Cocora, lieu très touristique, c’est en toute tranquillité que nous allons le découvrir dans la Valle del Silencio, la bien nommée, dans les environs de Pijao. Nous partons avec Kevin, le guide recommandé par Kika et pour ne pas mettre Trottinette en difficulté sur les pistes de montagne, nous avons loué une Jeep Willys avec chauffeur pour approcher du site. Après une heure de marche, la forêt s’ouvre brusquement sur un panorama grandiose …

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De retour à Pijao, nous nous installons chez Doña Consuelo au Plaza Hostal pour ce qui sera, nous ne le savons pas encore, notre dernière nuit au village. Nous y sommes pourtant parfaitement bien et le lendemain nous avons rendez-vous avec Don Jesus qui doit nous faire visiter sa « finca cafetera ». Mais les nouvelles de la situation liée au coronavirus sont de plus en plus alarmantes et le soir, après bien des hésitations, nous décidons de rejoindre la maison de nos cousins colombiens à Villa de Leyva.
Mais ça, c’est une autre histoire … ( http://www.yvesetnickie.com/2020/03/chronique-d-un-retour-mouvemente.html )

Cette journée marque donc la fin de cette partie du voyage. Devant nous, deux jours de route et une semaine de confinement en Colombie avant le retour en France. Le côté positif de l’affaire, c’est que Trottinette reste en Colombie. Il nous faudra donc revenir et nous nous sommes promis de revenir à Pijao retrouver Consuelo, Gustavo, Kevin et les autres habitants du village qui nous ont si bien accueillis ...

 

Le saviez-vous ?

Le tejo est le sport national colombien le plus populaire après, bien sûr, le football.
Il se joue en lançant une rondelle de métal appelé « tejo » sur la « cancha », un panneau d’un mètre carré situé à environ vingt mètres. Inclinée à quarante-cinq degrés, cette cible est recouverte d'une couche d'argile dans laquelle le tejo vient se ficher. Au centre de la cible se trouve un anneau de métal circulaire appelé « bocín » autour duquel sont placés les « mechas », paquets triangulaires en papier plié remplis de poudre qui explosent dès qu’ils sont impactés. Le but du jeu est de lancer le tejo à l'intérieur du bocín et de frapper les mechas afin de créer une explosion.
Autrefois, la pratique du tejo était liée à la chicha, une boisson alcoolisée indigène à base de maïs, aujourd’hui remplacée le plus souvent par la bière. En Colombie, les grandes marques de bière sponsorisent beaucoup d’équipes professionnelles de tejo avec d’importantes sommes d’argent distribuées lors des tournois.
Nous avons pu découvrir ce « sport » lors d’un tournoi organisé à Pijao …

 

Le top : Gustavo, qui tient un des nombreux bistrots de la place, possède une grande collection de disques anciens. Il ne propose que deux boissons : la bière et le rhum. Nous optons pour un rhum que nous dégustons en terrasse, accompagné par de vieux airs de tango. Nous n’avons pas fini de le boire quand deux autres verres arrivent sur notre table : c’est la famille de la table voisine qui nous les offre, une pratique fréquente en Colombie !
La conversation s’engage et quelques minutes plus tard, nous sommes invités chez Alberto, à Pereira, à quelques kilomètres de Pijao !
Les colombiens vont-ils détrôner les argentins de leur titre de peuple le plus sympa d’Amérique du Sud ?
Ils méritent d’ores et déjà une place sur le podium avec les brésiliens !

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Le flop : seul bémol du séjour à Pijao, le temps médiocre. C’est la saison des pluies et il pleut plus ou moins chaque jour. Notre balade avec Kevin à la Valle del Silencio doit être reportée au lendemain car la pluie s’est invitée au moment du départ : nous nous serons levés à 6 heures pour rien !

 

L’anecdote : il y a beaucoup de curiosités dans la région. J’en ai choisi trois …

Tout d’abord les Jeep Willys qui abondent dans tous les villages du coin. Je ne sais pas pourquoi il y en a tant ici alors qu’on n’en pas vu dans le reste du pays. Autre interrogation : comment peuvent-elles être dans un état si exceptionnel malgré leur âge forcément avancé puisque les dernières sont sorties d’usine en 1964 ?

 

Une autre découverte pour nous, les chevaux dressés. C’est une tradition très vivante de la région : les cavaliers paradent dans les rues en échange de cadeaux, plus particulièrement des boissons semble t-il vu leur propension à s’arrêter devant les bars !

 

Dernière particularité de la région : on peut en quelques heures passer en voiture à Barcelona, Cordoba, Madrid et Sevilla … puisque ce sont les noms de quelques villages autour de Pijao !

Le bestiaire : dans la Valle del Silencio, une belle araignée et un « carpintero », le pic-vert local.

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No comment 

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Commenter cet article

safia 13/09/2020 10:38

très beau sujet; Merci beaucoup

maison d'hotes taroudant 30/04/2020 13:58

Super parcours, merci pour le partage avec les photos et les vidéos. Les oiseaux des photos sont vraiment magnifiques.

À propos

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