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24 Mar

Maroc Mauritanie 2013 : de Nouhadibou à Agadir

Publié par yvesetnickie.over-blog.com  - Catégories :  #Maroc Mauritanie 2013

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Dimanche 17 mars 2013
La journée est consacrée à la visite de Nouhadibou. Tout d'abord une église catholique où nous apportons vêtements et fournitures scolaires. Le petit cimetière attenant est empli de marins bretons venus ici faire la pêche. Ensuite petit tour du marché, très africain : nombreux étals et boutiques proposant un bric à brac inimaginable, grande animation, poussière, détritus...

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Nous enchaînons par le port de pêche qui se situe autour de l'ancien camp militaire français. On peut y voir (en très mauvais état) la petite maison qu'occupait St Exupéry lors de ses passages avec l'Aéropostale, seule maison de Nouhadibou à l'époque.

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 Il règne ici aussi une grande activité et ... une tenace odeur de poisson séché. Je ramène un morceau de requin séché, à déguster à notre retour si on arrive à le supporter jusque là.

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Après le repas dans un restaurant espagnol de la ville, nous rentrons au camp de base et faisons l'impasse sur l'activité qui est proposée au groupe : un petit trajet dans le fameux train que nous avons vu passer à Bou Lanouar au début de notre séjour. L'après-midi est assez studieuse car il y a quatre jours de retard dans le blog et l'envoi à faire. Je m'accorde cependant quelques minutes  de pêche, tandis que Nickie prend le relais, mais sans succès cette fois.
Le soir nous prenons un dernier repas offert par Mauritanie Aventure : entrée (crevette, calamar et langouste), plat de poisson (courbine), plat de viande (méchoui de mouton) et dessert (tarte aux pommes) : nous ne sommes plus habitués à de telles agapes !
La soirée se termine par des contes et de la danse ...

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L'anecdote du jour
Du temps de l'occupation française, Nouhadibou s'appelait Port-Etienne. C'est pourquoi, encore aujourd'hui, on appelle ses habitants les stéphanois !

Le saviez-vous ?
Ce seulement depuis la fin des années 60 que Nouhadibou est approvisionnée en eau par les forages de Bou Lanouar, distants d'environ 40 kms. Jusque là, l'eau venait par bateau de Marseille.


Lundi 18 mars 2013
Ce matin sera le dernier en Mauritanie car vers 10 heures nous partons pour la frontière, située à 85 kms de Nouhadibou. Il est inutile de partir plus tôt car les voitures et les camions s'amassent à la frontière fermée de 17 h à 8 h du matin. Celà nous laisse le temps de lever tranquillement le camp et notamment de sécher la tente avant de la replier. En effet, avec la douceur des températures (de 18° la nuit à 25° le jour), nous avons aussi retrouvé l'humidité du bord de mer et chaque matin la voiture et la tente ruissellent.
Le passage de la frontière mauritanienne, se fait très rapidement, les formalités ayant été effectuées par notre accompagnateur Sidi Mohammed. Nous faisons nos adieux aux amis camping caristes et traversons très rapidement l'horrible no man's land. Par contre, c'est toujours la pagaille côté marocain et comme, cerise sur le gâteau, tous les véhicules passent au scanner, il nous faut plus de deux heures pour en sortir malgré le peu de monde à cette heure de midi.
Vue l'heure, nous décidons de ne rouler aujourd'hui que jusqu'à Barbas et de prendre une chambre dans son sympatique hôtel comme à l'aller. Sa structure en "U" avec une grande cour arborée recouverte d'un velum est vraiment agréable et rafraichissante.

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Une vraie bonne douche chaude ne sera pas de trop, la précédente remontant à quelques temps déjà (je ne me rappelle même plus quand !).
Nous passons la fin d'après-midi au village de pêcheurs voisin (Lamhiriz) sans retrouver notre ami Hakim rencontré à l'aller.
Il n'y a malheureusement plus de riz au poisson pour le repas : tant pis, une pizza fera l'affaire...

L'anecdote du jour
Il nous faut un peu plus de 10 mn en 4x4 pour franchir les 4 kms de no man's land séparant la Mauritanie du Maroc. Nos camarades camping caristes mettront près d'une heure !

Le saviez-vous ?
Pendant la guerre au Sahara occidental, toute la région, et en particulier les zônes frontalières, a été parsemée de mines par les belligérants, sans que l'on sache aujourd'hui exactement où. C'est pourquoi on trouve ce genre de panneaux sympatiques dans le coin.

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Le chameau, c'est bien connu, ne sachant pas lire, il arrive parfois qu'une de ces pauvres bêtes s'envoie en l'air par inadvertance...

 

Mardi 19 mars 2013
C'est décidé, aujourd'hui, on sacrifie la journée !
Il faut en effet avancer si nous voulons disposer de quelques jours sans trop rouler avant la France. Nous prenons donc la route, bien reposés, vers 8h30 ...
Nous retrouvons les grandes étendues rectilignes de reg au bord de la mer, parfois interrompues par une sebkha (avez vous retenu votre leçon?) ou quelques dunes. On avance bien, sans trop de monde sur la route et les kilomètres défilent, avec parfois, pour rompre la monotonie, des paysages magnifiques sur la mer comme au niveau de Dakhla ou une de ces stations d'essence/gargottes en plein désert que nous avons baptisé "Bagdad Café" (bien qu'on y serve plus volontiers le thé vert).

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Pas grand-chose à signaler, sinon un arrêt pique-nique au bord de la falaise, abrités du vent par un poste de surveillance de la Marine Royale. Deux jeunes marins en poste dans ce coin isolé de tout viennent nous demander si nous avons besoin de quelque chose ; notre réponse étant négative, ils reviennent néanmoins gentiment avec
une assiette et un poulpe cuit ... Nous leur offrons le café et passons un moment avec eux. Ils sont sans doute ravis de rompre la monotonie de leur vie dans ce lieu perdu !
L'après-midi reprend dans les mêmes conditions. Heureusement, il fait assez frais mais par contre nous remontons le vent dans le nez et la consommation s'en ressent (c'est vrai qu'à 0,55 euro le litre on peut se permettre !).

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En fin d'après-midi nous faisons un arrêt café à Boujdour, toujours aussi sympa, où nous sommes contents de retrouver un peu de civilisation.
Nous poussons dans un dernier effort jusqu'à Laayoune Plage chez André et Asmae où nous sommes reçus avec chaleur comme la dernière fois. Nous dînons de sardines aux épices cuites au four et d'un fromage de chèvre maison : un délice. Ils nous proposent pour la nuit la maison inoccupée d'amis espagnols à deux pas de chez eux... Super !
Une bonne douche et hop, au lit, après 730 kilomètres dans la voiture et 7h 30 au volant.

L'anecdote du jour
Depuis ce matin une odeur désagréable empli l'habitacle du Toy. Nous nous souvenons assez vite d'un certain petit paquet de requin séché ... Le problème c'est qu'on n'arrive pas à le localiser dans le bazar entassé à l'arrière et ce n'est que le soir que nous le retrouvons. Nous le neutralisons relativement par enfouissement dans le sac de linge sale qui a pris de l'ampleur ces derniers temps.

Le saviez-vous ?
Des postes de surveillance de la marine sont disposés tous les 30 kms environ tout au long de la côte. Ils vérifient au radar que les navires de pêche ne pénètrent pas dans une zone de 20 km afin de protéger la pêche artisanale côtière. Malgré celà, les ressources du Maroc et de la Mauritanie sont régulièrement pillée par les bateaux européens, chinois, coréens ... et tout le monde se plaint de la raréfaction (toute relative) des prises.


Mercredi 20 mars 2013
Nous quittons tranquillement Dédé et Asmae vers 9h 30 et prenons la route de la côte vers Tarfaya. Cinq minutes plus tard nous sommes entre mer et dunes et croisons un grand troupeau de chameaux.

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Après un petit arrêt café et courses à Tarfaya, nous reprenons la route vers Tan Tan mais nous arrêtons assez vite pour pique-niquer à la lagune de Naïla, lieu toujours aussi magique (suffisamment pour nous faire oublier la mauvaise nuit qu'on y avait passée il y a un mois).
A Tan Tan nous faisons nos adieux à la mer que nous longeons depuis 1.500 kms et aux petites cabanes de pêcheurs installées sur les plages ou les falaises (certaines, comme sur la photo, avec WC séparés).

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La route est très pénible et c'est avec soulagement que l'on retrouve Guelmim, puis surtout la palmeraie de Tighmart qui nous offre un contraste saisissant par son calme, sa verdure et sa fraîcheur. La petite promenade de fin d'après-midi est l'occasion de se dégourdir les jambes et de redécouvrir les petits chemins entre les belles maisons de pisé, les cultures de céréales, les canaux d'irrigation, la mosquée et un "ravissant" petit cimetière.

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Bien sûr, nous nous sommes installés chez Saliha, à l'auberge saharaouie, comme à l'aller. Nous y retrouvons d'ailleurs Alain le marathonien et Jacques le professeur de chi-qong ainsi qu'un cycliste "couché" qui fait le tour du Maroc. Au diner nous découvrons un plat typique du coin, la fissa, mélange de lentilles, oignons, tomates, raisins secs, épices, poulet et crêpes en petits morceaux, suivi d'un gâteau de semoule.

L'anecdote du jour
Progressivement, en remontant vers le nord, nous retrouvons "la civilisation" : ça se manifeste par des petits signes comme un vrai café dans une vraie tasse, à Boujdour, de vraies voitures et non des tas de tôles ambulants, des rues goudronnées et des trottoirs, des boutiques mieux achalandées ...
On retrouve aussi un peu de verdure ce qui est bien rafraichissant : les premières touffes d'herbe depuis un bon mois, des cultures et des arbres (nous venons de rouler un jour et demi avant d'en voir un seul).

Le saviez-vous ?
La route Tan Tan Guelmim est assez infernale car très  étroite, avec des bas-côtés dégradés. Les gros camions sont nombreux et comme il prennent souvent une grosse moitié de la route, à chaque croisement et dépassement on serre les fesses ou on prie (voire les deux pour certaine près de moi !) pour ne pas tomber dans une saignée. L'avantage c'est qu'on ne s'ennuie pas car le spectacle est permanent entre les "gacheteurs" (camions frigos de toutes tailles qui collectent le poisson tout au long de la côte), les antiques camions qui roulent en crabe avec parfois un chargement plus gros qu'eux, les vieilles Land Rover qui se traînent à 50km/h en crachant une épaisse fumée noire, auxquels viennent s'ajouter quelques charettes, les chèvres et les chameaux dont on se demande toujours quand ils vont traverser ...



Jeudi 21 mars 2013
C'est avec regret une nouvelle fois que nous quittons la petite cour de Saliha.

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Heureusement, c'est pour gagner Amtoudi par une très belle petite route déserte qui se coule entre les montagnes colorées. Nous avons très envie de retrouver l'auberge de Georges, "On dirait le Sud", un de nos meilleurs souvenirs du voyage d'avril 2011.

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A Taghjijt, nous retrouvons facilement la route vers Amtoudi grâce au super panneau de Georges.

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Un peu avant d'arriver, nous pique-niquons dans une très belle petite oasis.

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Nous nous installons à l'auberge, toujours aussi charmante, mais dans le salon car toutes les chambres sont prises.

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Nous y retrouvons Farraji, le guide qui nous avait fait découvrir l'oasis et le canyon la dernière fois. Embrassades et invitation chez lui pour le thé !
Pour diner, le tagine de chevreau du chef Abdou est toujours aussi bon...

L'anecdote du jour
Nous sommes très touchés par l'accueil de Farraji qui nous fait visiter sa maison et nous reçoit avec beaucoup de chaleur. Myryam, sa fille, nous apporte arachides, gateaux et pain d'orge maison, huile d'argan... Elle est chargée par son père de nous passer sur leur petite télé, qui trône dans l'unique meuble de la pièce, des photos et films pris lors de randonnées. Les images sont absolument catastrophiques mais Farraji est très fier de lui ...

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Le saviez-vous ?
Beaucoup de villages de la région comportent dans leur nom l'indication du jour du marché local ce qui permet de différencier les lieux qui ont le même nom. Ainsi, près d'Amtoudi on trouve Souk Tnine Waday : souk = marché, tnine = deux = deuxième jour de la semaine = lundi.

Vendredi 22 mars 2013
Ce matin nous reprenons le 4x4 pour aller visiter deux villages voisins. Tout d'abord Agouni Mellal avec son village fortifié, désormais abandonné, et sa petite palmeraie. Nous y sommes guidés par un petit guide qui nous en fait découvrir les moindres détails. Ici, comme dans toute la région, les gens sont particulièrement gentils et accueillant, nous saluent amicalement et nous invitent à boire le thé voire à manger, alors que manifestement nous sommes dans une région très pauvre.

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Nous poursuivons ensuite vers Lala M'louka et ses bains chauds. Dans une gorge, au fond de la palmeraie un escalier de pierre mène dans une grotte minuscule où l'on peut se glisser dans un trou noir avec une bougie pour se baigner dans une eau à environ 40°. Claustrophobes s'abstenir !
Nous préférons pique-niquer tranquillement sous un palmier avant de revenir à l'auberge pour une bonne sieste.
L'après-midi nous repartons, à pied cette fois, dans le canyon vers la source qui, grâce à tout un système de petits canaux, arrose les cultures et les palmiers.

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On y comprend mieux cette mythologie arabe de "l'oasis jardin d'Eden" tant tout semble paisible, agréable et facile. Et pourtant que de travail il a fallu pour élever les terrasses, canaliser l'eau, planter et entretenir tout celà !

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Au passage nous admirons l'agadir du village d'Aglouy qui nous domine du haut de son piton vertigineux.

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Au village, devant l'auberge, nous retrouvons la vie tranquille des gens d'ici, les petits ânes qui passent, les femmes qui préparent un mariage et les chants amplifiés de la mosquée multipliés par l'écho.
Ce soir, tagine kefta, un must !


L'anecdote du jour
Nous passons pour finir à l'école, visiter les deux classes qui accueillent une quinzaine d'élèves sur cinq niveaux, et nous avons un petit moment d'échange avec l'instituteur et les élèves. Il nous fait part de ses difficultés. En effet, il assure tous les niveaux, avec un enseignement en trois langues : français, arabe et berbère et des enfants qui ont des problèmes d'éducation dans leurs familles. Pour couronner le tout, la mairie refuse de payer l'abonnement à l'électricité et la consommation... Il travaille donc sans.
Un vrai sacerdoce !

Le saviez-vous ?
Amtoudi possède un des plus beaux agadir du Maroc, construit au XIIème siècle.

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Un agadir est un grenier collectif appartenant à un village et comportant un ensemble de cellules destinées à conserver la nourriture (céréales, carottes séchées, noix d'argan, dattes ...). Outre sa fonction de grenier, il était utilisé lors des guerres tribales pour se protéger des razzias et hommes et bêtes s'y réfugiaient alors. C'est pourquoi ils comprenaient des citernes, des fours à chaux, une place de marché, une mosquée ...



Samedi 23 mars 2013
Il fait bien frais ce matin à Amtoudi : 11° seulement et un petit vent glacial. Comme on ne va cesser de grimper en altitude ça ne va pas s'arranger. Nous avons en effet décidé de rejoindre Tafraoute par les gorges des Aït Mansour même si nous n'avons pas réussi à trouver une route bien claire pour celà.
Pour le début, pas de problème, nous avons repéré à la sortie du village une piste qui part vers le nord. Très roulante au départ, elle se gâte un peu ensuite, mais reste tout du long absolument superbe.

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Nous ne traversons qu'un seul village avant de retrouver, 40 kms plus loin, le goudron et un peu de civilisation avec de beaux villages vers Souk el Khemis et Izerbi.

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Après beaucoup de virages sur les petites routes de montagnes, nous atteignons enfin les gorges et nous sommes bien récompensés : les vieux villages, la palmeraie dominée par d'immenses à pic, l'oued qui coule au fond, les paysans en costumes traditionnels... cette petite route est magnifique.

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Seul petit souci, nous sommes en montagne à plus de 1.000 mètres (nous irons jusqu'à 1.700) et les gorges sont balayées par un vent glacial. La partie marche à pied de l'après-midi est donc écourtée et nous regagnons Tafraoute au plus vite. Après un petit tour en ville et une séance chez le barbier pour moi, nous nous mettons en quête d'un hébergement car il se met à pleuvoir et le camping ne nous tente donc guère ! Nous trouvons finalement refuge à la Maison traditionelle de Oumesnate avec une chambre croquignolette, une douche chaude bien appréciée et un excellent tagine aux fruits.

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L'anecdote du jour
A l'arrivée sur Tafraoute, nous apercevons de loin de grosses tâches bleues parmi les roches : il s'agit des rochers peints par l'artiste belge Jean Verame dont nous avions déjà vu "les oeuvres", strictement de la même couleur, dans le désert du Sinaï.

Le saviez-vous ?
Pour atteindre les Aït Mansour par le sud, il vaut mieux pratiquer un minimum d'arabe. Les habitants sont peu nombreux dans la montagne et ils parlent rarement français. Quant aux panneaux indicateurs ...

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Dimanche 24 mars 2013
Après la petite pluie qui est tombée hier soir (eh oui, il faut bien nous remettre dans le bain !), le ciel est magique ce matin et après un super petit déj sur la terrasse nous quittons notre gîte pour rallier Agadir. Nous avons choisi une route de montagne escarpée, mais superbe selon le Routard... Nous ne sommes pas déçus et profitons toute la journée de paysages à couper le souffle. Partout des villages à flanc de montagne, souvent abandonnés et des nomades avec leurs ânes ou leurs Land Rover lourdement chargés.

 

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Pour reposer le chauffeur, car la route viroune beaucoup, nous faisons quelques haltes, comme un café dans le ksar Tazouguine, perché sur son piton et magnifiquement restauré.

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Le midi, tajine au boeuf (excellente!) et omelette pour 3,60 euros dans le bourg de Aït Baha ainsi qu'un petit marché pour moins d'1 euro...
Enfin nous rejoignons Agadir et le Paradis Nomade où nous montons la tente de toit puis bullons près de la piscine. Elle est pas belle la vie?

L'anecdote du jour
A Amtoudi nous avions discuté la veille avec un musicien de jazz qui nous disait avoir improvisé avec un joueur de banjo berbère. Ce matin, je découvre que c'est le patron de notre auberge. Qui plus est, celui-ci est en train de découvrir un coffret de CD qu'on vient de lui offrir. Il s'agit d'un ensemble de disques de Titi Robin, musicien angevin que nous avions fréquenté à Angers il y a quelques années...

Et le soir au Paradis nomade, qui est-ce qu'on voit à la table en face : notre Laurent Noirot-Cosson, un très bon ami  nantais qu'on n'avait pas vu depuis quatre ou cinq ans.

Que le monde est petit !

Le saviez-vous ?
Une des spécialités de Tafraoute est l'amlou. C'est un délicieux mélange d'amandes pilées, de miel et d'huile d'argan. Une tuerie au petit déjeûner !


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Thibaudeau André 28/03/2013 12:15

Bravo mes lointains cousins, vous nous émerveillez toujours autant...
Après de multiple réflexions, je viens de découvrir une réponse à la similitude d'appellation du "Banc d'Arguin" qui se trouve à l'entrée du Bassin d'Arcachon.Il y a un lien certain.
"En 1835, lorsque l’ingénieur hydrographe Paul Monnier (1794-1843) lève son excellente carte du bassin d’Arcachon, suivant les nouvelles méthodes de l’hydrographie moderne, il donne au haut-fond
des passes le nom de « Banc d’Arguin" l’année même du naufrage de la Méduse. Frappé comme tant d’autres par cet événement très médiatisé, il associe la dangerosité du banc sablonneux qui fait face
à la dune du Pyla à celle du désormais fameux banc bordant le Sahara - échouage de La Méduse sur le banc d'Arguin, à 160 km de la côte mauritanienne. ".
Beaucoup connaissent aussi, ce très beau et célèbre tableau du peintre Géricault, "le Radeau de la Méduse" qui fait référence à cet épisode tragique de l'Histoire de la Marine française. Ce bateau,
la Méduse avait fait naufrage en 1816.

Clémence NC 25/03/2013 21:08

Salut les Pacteau !! Merci de me faire voyager avec vous ! C'est dépaysant !! Savez-vous que papa est à Agadir cette semaine !! Il rentre samedi prochain ! Le hasard fait bien les choses !
J'espère vous re-voir bientôt !
Bon voyage !
Clémence

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